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Surréalines, les héritiers de Dalí exposent sur la Riviera

Surréalines, les héritiers de Dalí exposent sur la Riviera

Quand il s’agit de surréalisme, et d’inscrire ainsi au coeur de sa programmation culturelle le grand Salvador Dalí, la Principauté a décidé de ne pas en rester là. Elle a tenu également à rendre hommage à ses héritiers, non loin du Grimaldi Forum, à la salle d’exposition Quai Antoine Ier, du 25 juillet au 22 août 2019, avec son exposition “Surréalines”. 6 artistes invités et 6 univers hétéroclites pour vous immerger dans des photographies, qui, à coup sûr, feront appel à la rêverie, au conscient ainsi qu’au subconscient.

L’héritage de Dalí n’est jamais bien loin en Principauté

 

À l’heure où la programmation culturelle bat son plein en Principauté, rappelons ici que le grand génie du surréalisme Salvador Dalí est mis à l’honneur au Grimaldi Forum, et ce tout l’été jusqu’au 8 septembre. Avec une scénographie habillée sur plus de 4 000 m² et une vue imprenable sur la Riviera, l’incontournable écrin culturel de Monaco célèbre le 30ème anniversaire de la mort du maître avec son exposition "Dalí, une histoire de la peinture".

 

Mais quand il s’agit du mouvement surréaliste, la salle d’exposition du quai Antoine Ier n’est pas en reste. En effet, jusqu'au 22 août 2019, ce ne sont pas moins de 6 artistes, dignes héritiers du grand maître qui proposent leurs photographies déroutantes. 6 facettes, 6 personnalités et 6 univers différents pour mettre en ébullition l’imagination des visiteurs. Ces photographes ne sont pas seulement des prodiges de la photographies, ils imaginent et réinventent un univers, un cadrage, une scène ou une lumière, de façon à dérouter le spectateur. S’il ne faut pas manquer les créations exposées aux Surréalines, voici un avant-goût du voyage introspectif qui vous attend pour découvrir comment ces artistes contemporains s’imprègnent du mouvement surréaliste pour réinventer la photographie.

Surréalines, les héritiers de Dalí

Quand Thierry Fontaine fait pleurer des masques africains
 

Thierry Fontaine est un photographe français, aujourd’hui âgé de 50 ans. S’il travaille et vit à Paris, il expose partout de par le monde depuis qu’il a 17 ans. Il n’est pas seulement un prodige de la photographie, il est également un artiste polymorphe dont l’imagination le porte vers des scénographies à capturer afin d’invoquer la poésie en lieu et place de l’image. Avec cet ancien pensionnaire de la Villa Médicis de Rome, c’est bien la magie et le surréalisme qui vous attendent. Pour preuve, cet été, sur les bords de la Riviera, vous aurez l’occasion de contempler ses énigmatiques masques africains pleurant des larmes blanches de cire. Montage poétique des matières pour donner corps à du bois sculpté et de simples bougies. Il aime à questionner l’âme humaine en mélangeant les matières et les corps pour habiller son univers éclectique.

 

Agnès Geoffray réveille de mystérieuses postures

 

Agnès Geoffray est une plasticienne française qui passe sa vie entre Paris et Bruxelles. Agée d’à peine 43 ans, elle a déjà exposée partout en France, mais aussi en Europe. Imprégnée du mouvement surréaliste, elle réinvente des chorégraphies pour délivrer des photographies à couper le souffle. Ses noirs et blancs sont intenses et mis au service du mystère. Elle réveille les mémoires en faisant sortir d’images d'archives, entre autres, des corps et des postures qui nous interrogent. Ses investigations picturales cherchent à faire resurgir une mémoire et une “intimité collective”. Son travail photographique, mais également iconographique, vous invite à basculer au-delà des frontières du réel et prendra donc toute sa place dans cette exposition au titre évocateur de “Surréalines”.

Surréalines, les héritiers de Dalí

L’anti-spectaculaire de Philippe Durand au service du surréalisme

 

Philippe Durand est un photographe français qui voua la première partie de sa carrière au cinéma expérimental où il interrogeait déjà le monde au travers ses paysages urbains et naturels. Agé de 56 ans, ce globe-trotter aime à parcourir le monde pour le voir autrement et capter le moindre signe des nos évolutions, que ce soit d’un point de vue sociétal, économique ou même politique. Par petites touches qui, aux premiers abords, pourraient paraître anodines, il décrypte nos civilisations en photographiant des lieux et des visages. Son approche se veut résolument “anti-spectaculaire et non-événementielle”, dépourvue de traitement digital de l’image. S’il aime photographier la nature avec sa propre vision, il en fait de même pour les villes et ses périphéries. Ainsi, il réalisa entre autres, un reportage photo à Dubaï qui se veut aux antipodes de la carte postale touristique connue de tous.

 

Sandrine Esther Elberg, ou quand l’infiniment petit prend une autre dimension

 

Sandrine Esther Elberg est une artiste plasticienne et photographe parisienne. Bien qu’elle vive dans la ville lumière, il est facile de considérer qu’elle vient d’un autre monde. Elle aime à travailler dans sa chambre noire pour expérimenter et manipuler ses archives argentiques en “solarisant” d’anciens négatifs. Cette artiste “cosmique” fait naître de simples particules de poussières des systèmes planétaires complexes et infinis. Littéralement imprégnée par l’univers de Jules Verne et notamment par “Voyage au centre de la Terre” et “De la Terre à la Lune”, ce sont bien des songes lunaires qu’elle propose avec des contrastes saisissants, des noirs profonds et des blancs purs comme du cristal. Ces créations à la fois surréalistes et surnaturelles vous transportent dans une autre galaxie.

Surréalines, les héritiers de Dalí

Les contrastes saisissants de Michel François

 

Michel François est un photographe d’origine belge de 63 ans, connu et reconnu dans le monde entier. Il aime naviguer entre réalité et fantasme pour figer sur ses images ses pérégrinations solitaires. Il se joue des ombres et lumières et capture tous les fragments de vie au travers des corps, des gestes et des postures mais également le végétal et le minéral. Les contrastes et l’agencement des formes sont ses domaines de prédilection. Quand il déambule dans son Pigalle, de jour comme de nuit, c’est bien la vie qu’il s’emploie à sculpter. Cet artiste qui participa à la Biennale de Venise en 1999, sera de ceux qui exposent leurs créations cet été dans la Principauté, aux Surréalines, dans la droite ligne du mouvement surréaliste.

 

Les surimpressions de Boris Mikhaïlov

 

Boris Mikhaïlov est un photographe russe de 83 ans. S’il vit et travaille actuellement entre l’Allemagne et l’Ukraine, il débuta sa carrière sous l’Union soviétique et fait partie des rares artistes à avoir fait perdurer leur art après la chute de celui-ci. Il offre un témoignage sur les laissés pour compte post-communisme en portant une attention pointue, teintée d’une note d’humour sur les conditions humaines, notamment les handicapés et les sans-abris. Ses portraits en couleur, empreints de la pauvreté et des conflits qui ont jalonné et imprègnent encore la vie de ses concitoyens, laissent place parfois à des travaux en surimpression. De cette technique, il fait naître de l’image des significations qui sont propres à chacun, avec des illusions de découpage, dont certaines ne sont pas sans rappeler “Gala vue de dos, kiosque surréaliste” de Salvador Dalí. 

 

 

 

 

Informations complémentaires

  • Lieu de l’exposition : Salle d’exposition du Quai Antoine Ier - 4, Quai Antoine Ier - 98000 MONACO
  • Dates de l’exposition : du 25 juillet au 22 août 2019
  • Horaires : Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 19h
  • Entrée libre
  • Téléphone : +377 98 98 83 03
  • E-mail : infodac@gouv.mc

Crédit photo : © Direction de la Communication - Stéphane Danna, © Thierry Fontaine, © Michel François/ADAGP, Paris, 2016

Retour sur les débuts de la grande exposition estivale du Grimaldi Forum rendant hommage au génie du surréalisme, "Dalí, une histoire de la peinture"

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